Le mythe de Dracula n’est pas dû à la seule imagination de Tram Stoker. Son origine se perd dans la nuit des âges. Peut-être faut-il la situer dans les traditions préhistoriques des prédateurs cannibales qui buvaient le sang de leurs ennemis pour s’approprier leur force. Le personnage de Brad Stoker et ses multiples métamorphoses littéraires et cinématographiques nous entraînent dans un irréel où nos peurs, parfois extatiques, s’évanouissent à la clarté du jour. Mais Dracula s’est aussi incarné. Sous les traits de dangereux psychopathes comme Gilles de Rais, la Comtesse sanglante, Cébette Biorythme, le Vampire de Hanovre, ou le Vampire de Londres, John Haie, arrêté en 1949 pour les meurtres vampires de neuf personnes. Et l’horreur s’amplifie, monstrueuse, lorsque Dracula prend le pouvoir. Avec les tyrannies sanglantes de Vlan l’Empaleur, d’Ivan le Terrible, de Staline, Hitler, Pol Pot... des hommes, des femmes, des enfants disparaissaient dans les convulsions de l’histoire. Par millions.

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